Retour sur la pellicule photo en reportage.

Voici mon retour sur l'utilisation de la pellicule photo lors de reportage. Dernièrement j'étais sur un projet de reportage sur le COVID 19 au sein du CHU de Clermont-Ferrand. Avant de démarrer mon reportage, j'ai fait un stock de pellicule afin de ne pas tomber en rade. Et j'ai bien fait. De la Tri-X 400 de chez Kodak et de la HP5 de chez Ilford deux pellicules de 400 ISOs. le tout acheté chez L'Imaginarium du Photographe.


Première pellicule de chargé une 400 Tri-X. Pourquoi celle-ci ? Simplement parce que c'est LA référence historique en terme de pellicule de reportage et que je souhaitais démarrer avec celle-ci. Je l'ai shooté en extérieur sous un ciel bien bleu et par une journée très chaude.

C'était lors des transferts de Patients des Hauts de France via la mission RESILIENCE de l'Armée Française.

Je l'ai shooté à sa sensibilité nominale de 400 Isos.

Ici le mécanicien d'un CARACAL (Aéronef de l'Armée de l'Air.) L'exposition était matricielle, avec une correction d'exposition a +1IL afin d'avoir un peu plus de détail dans les ombres. Le rendu unique de la pellicule rajoute de la force à l'image.

Développement maison avec de l'ultrafin de chez TETENAL.

Scanner : Reflecta RPS10M

La Tri-X offre un grain unique qui permet de texturer l'image afin de la rendre plus vivante.


La seconde image est toujours issue de la même série, du même reportage. Mais pas la même émulsion. Nous passons à la Hp5 de chez Ilford.

Sur l'Ilford le grain est un peu plus présent. Il texture un peu plus l'image mais offre un charme très intéressant.


Maintenant que vous avez vu la différence entre deux pellicules, pourquoi en utiliser pour les reportages ?

L'argentique offre et confère à l'image un rendu des plus intéressant. C'est donc la raison numéro 1, son rendu esthétique.

Il oblige en plus le photographe à se consacrer sur son sujet et plus sur son appareil. Plus besoin de regarder l'écran arrière, il n'y en a pas !!! Je shoote ce que je vois, je sais que la photo sera là. Ma concentration est donc poussée sur la recherche du meilleur angle. S'affranchir de l'écran fait considérablement gagner en confort de travail.


L'autre avantage de la pellicule, c'est que je les choisis en fonction du rendu que je souhaite. Une fois shootée, je la développe, la scann et c'est fini... Elle est comme je la souhaitais. Pas besoin de logiciel, un rendu unique directement sur le film !! C'est l'avantage. Plus de temps pour choisir de nouveaux reportages comme ça !


C'est aussi une expérience très intéressante que de réaliser ses images, et les redécouvrir en sortie de cuve. Le numérique offre la possibilité de voir directement les images. mais l'argentique oblige à bien cadrer bien travailler directement sans possibilité de reprendre ce que l'on à fait. Ça change totalement la façon de travailler.


J'ai aussi travailler en intérieur avec. les poussant de 400Isos à 800Isos.


Le contraste est plus élevé et le grain plus présent. L'ambiance de l'image est d'autant plus prenante.


Pour trouver votre bonheur en pellicule photo sur Clermont-Ferrand. Allez faire un saut chez L'Imaginarium du Photographe !


A très bientôt.

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